F1: GP Australie 2010
Je me lève ou pas ?
C'est la question que je me suis posé la veille et également quelques minutes avant le départ. C'est certainement une question qui est venu occuper l'esprit des fans de Formule
1, surtout après le grand prix minable de Bahrein. J'ai donc laissé le destin en décider à ma place en ne programmant pas le réveil. Dimanche, 07H49, à quelques minutes du départ de la course,
mes yeux s'ouvrent... Je me lève ou pas ? Putain, si je ne regarde pas ce grand prix, je suis sûr que je vais louper un spectacle extraordinaire, c'est toujours comme ça ! Bon, je me lève pour
regarder le départ et si c'est chiant, je refile me coucher.
J'allume la télé et je tombe sur la grille de départ, juste au moment du tour de formation, et là, un sourire illumine mon
visage. Putain de merde, il y a de la pluie !
Yeeaahhhh, inutile de vous dire que je suis resté devant le petit écran. La pluie en formule 1 est synonyme de beau spectacle et une fois de plus, le show était au rendez-vous ! Eh oui, la
réponse à la question du début était oui, il fallait se lever ! C'était un des meilleurs Grand Prix toutes saisons confondues.
Jeu : Retrouvez qui va avec quoi
Ce Grand prix était tellement bon que j'ai décidé de faire un petit jeu ! Essayez de retrouver qui va avec quoi en fonction des images que j'ai trafiqué et vous aurez alors un
résumé du GP d'Australie. Associez chaque chiffre avec la bonne lettre. Attention, il y a un piège.
A- Bordel, y'a même plus de respect pour les vieux ! Pfff... je pars à la pêche, salut !
B- Le chat noir. Leader avant d'avoir encore un problème mécanique...
C- Le Bûcheron ! Pousse-toi de là avant que j'te pousse.
D- Le branleur. Mais il peut se le permettre.
E- Pleins de micro-erreurs... Du mal à voir la piste ?
F- Le gestionnaire stratégique.
G- Le boss !!! Impressionnant.
1- Alonso le boss ! Les feux s'éteignent et c'est le départ de la course. Les roues arrières de la Ferrari n°8 patinent et le départ de Fernando Alonso est complètement raté. La
voiture a dû mal à retrouver l'adhérence sur cette piste humide. Son coéqupier Massa en profite pour le dépasser après un super démarrage. Alonso, un peu déstabilisé et vexé de perde l'ascendant
sur Massa fait une erreur et ne peut empêcher un tête à queue de sa monoplace. Dans la manoeuvre il percute le grand père Schumacher.
Alonso repart dernier mais impose un rythme impressionnant et n'hésite pas à se débarrasser des chicanes
mobiles (Virgin, HTR, Lotus...) en un clin d'oeil. Pas de temps à perde, les dépassements s'enchaînent et le cheval cabré galope de plus en plus vite. Avant la mi-course, Fernando Alonso réussi à
revenir dans le peloton de tête et se retrouve derrière son coéquipier Massa, en 4° position. Impressionnant. Cependant, malgré un rythme plus rapide, l'espagnol ne parviendra pas à trouver
l'ouverture pour doubler son coéquipier. En fin de course, il arrive même à bloquer Hamilton qui venait de chausser des gommes neuves.
2- Vettel, le chat noir ! Nous avons trouvé le nouveau Raikkonen. C'est le leader, le boss virtuel de ce début de championnat mais à chaque fois la mécanique lui joue un tour.
Résultat, une 4° place à Bahrein et un abandon en Australie alors qu'il était largement en tête de ces deux GP. Sebastian Vettel a même déclaré que ça lui cassait les couilles. Oui, ça doit être
très frustrant de dominer sans jamais concrétiser. Et en plus, on dit souvent jamais deux sans trois...
3- Button le gestionnaire stratégique. Il m'a bluffé pendant toute la course. Tout ce qu'il faisait me semblait être à chaque fois une grossière erreur. Dès le 6° tour, il a
changé ses pneus pluie par des pneus sec !? Pari complètement fou mais gagnant. Incroyable ! Encore plus dingue, il a fait toute la course avec ces même pneus slick tendre !!? Je me demande en
quoi ses pneus étaient tendres ? Bridgestone devra corriger le tir. Bref, une victoire très stratégique, très intelligente qui contraste avec le style toute en agressivité et en brutalité de
Lewis Hamilton. Première victoire pour Jenson Button (le champion du monde en titre) sur McLaren. Attention, il peut nous refaire le coup de l'année dernière, surtout s'il prend confiance.
4- A la retraite Schumacher !!! Quelqu'un a vu Schumi ? Non ? Hein quoi, il est resté bloqué pendant 2/3 de la course derrière le jeune Alguersuari et sa modeste Toro Rosso ?
Putain, mais les jeunes ne respectent même plus les vieux. Et en plus, Alguersuari aurait même fait morde la poussière (enfin l'herbe) au grand père ? Vraiment, ce n'est plus ce que c'était la
Formule 1. Schumacher s'en est même plaint à la direction de course. Jadis, on se poussait pour le laisser gagner. Barrichello peut en témoigner.
5- Une roue dans l'herbe, du sous-virage, deux roues dans le sable, la Ferrari à l'équerre, un survirage par là, un début de tête à queue par ici, une courbe pris trop large...
putain massa, t'es sûr que tu vois bien la piste ? Le pilote brésilien a eu beaucoup de mal à suivre le rythme des leaders et a fait pleins de micro-erreurs. Il a eu beaucoup de chance de finir
sur le podium tellement il était en surpilotage. Commence déjà a être dépassé par Fernando Alonso qui s'impose de plus en plus comme le boss et n'a plus le soutien du grand père Schumacher.
6- Hamilton, quel branleur ! Il n'est venu qu'au dernier moment en Australie. Il a protesté contre l'horaire
tardif du Grand Prix. Il a fait le foufou dans les rues de Melbourne avec se grosse Mercedes. Il a été arrêté par la police ! Il a fourni le strict minimum en qualifications et n'a pris que la
11° place alors que Button a fait le 5° temps. Mais quel pilote talentueux, faut le reconnaître ! En course, sous la pluie, Lewis hamilton a été impressionnant ! Au bout de seulement quelques
tours, il est arrivé derrière son coéquipier Button et s'est débarrassé de lui en faisait l'extérieur ouFF ! Sa course a été gâché par Webber à deux reprises.
7- Webber, quel bûcheron ! L'australien a bourriné, freiné trop tard, rentré deux fois dans Hamilton puis est
aller jouer avec lui dans le bac à sable... En fin de course, un pilote devant lui fait une faute. Webber en profite donc pour le doubler. Mais comme un bon bûcheron, l'australien appui comme un
bourrin sur la pédale d'accélérateur (ce qui n'était pas nécessaire) et se retrouve à son tour en faute... la Red-Bull part trop large et Webber se fait donc repasser. La rumeur de son
remplacement par Raikkonen en 2011 l'aurait-il déstabilisé ?